Mettre en place une sauvegarde professionnelle n’a rien d’un luxe réservé aux grandes structures. Une PME qui perd sa comptabilité, ses devis ou son fichier clients se retrouve à l’arrêt en quelques heures, et la remise en route coûte presque toujours plus cher que la sauvegarde qu’on n’avait pas voulu financer.

La bonne nouvelle : une sauvegarde fiable pour une entreprise de 5 à 30 personnes ne demande ni budget démesuré ni compétences rares. Elle demande surtout de répondre honnêtement à quelques questions. Voici comment nous les abordons chez nos clients de Hesbaye et de la province de Liège.

D’abord, savoir ce qu’on attend de la sauvegarde

Avant de parler matériel, deux questions décident de tout :

  • Combien de travail pouvez-vous accepter de perdre ? Une journée ? Une heure ? Si la réponse est « une heure », une sauvegarde chaque nuit ne suffit pas.
  • Combien de temps pouvez-vous rester à l’arrêt ? Récupérer un fichier supprimé prend quelques minutes. Remettre en route un serveur complet peut prendre une journée si rien n’a été prévu pour aller plus vite.

Un cabinet comptable en pleine période de déclarations et un atelier qui facture une fois par mois n’ont pas les mêmes réponses, et donc pas la même solution.

Ce qu’il faut sauvegarder, et ce qu’on oublie

Le serveur ou le NAS où sont rangés les dossiers partagés, tout le monde y pense. Les oublis les plus fréquents sont ailleurs :

  • Les logiciels métier et comptables : leur base de données n’est pas toujours là où on croit, et une simple copie de fichiers pendant que le logiciel tourne peut être inutilisable.
  • Les PC : le bureau, le dossier Téléchargements et les anciennes archives de mails stockées en local contiennent souvent des documents qui n’existent nulle part ailleurs.
  • Microsoft 365 : Microsoft garantit que le service fonctionne, pas que vous pourrez récupérer un mail supprimé il y a six mois ou un OneDrive chiffré par un rançongiciel. Nous l’expliquons en détail sur notre page Microsoft 365 pour les PME.
  • Les configurations : celle du pare-feu, du NAS, du serveur. Sans elles, on sait restaurer les données mais il faut tout reparamétrer à la main.

La règle 3-2-1, sans jargon

C’est la règle de base, et elle tient en une phrase : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors de vos locaux.

Concrètement, pour une petite entreprise : les données de travail sur le serveur ou le NAS, une sauvegarde automatique sur un second appareil, et une copie externe, dans un autre bâtiment ou dans le cloud. Si un incendie, un dégât des eaux ou un vol touche vos bureaux, la copie externe est la seule qui compte.

Le disque USB qu’on branche « quand on y pense » ne remplit aucune de ces cases : il n’est pas automatique, il reste souvent branché en permanence, et il dort dans le même bureau que le serveur.

Le rançongiciel a changé la donne

Un rançongiciel ne se contente plus de chiffrer les fichiers du poste infecté. Il cherche les partages réseau, les NAS et les sauvegardes accessibles, et les chiffre aussi. Une sauvegarde joignable depuis le réseau de l’entreprise avec un simple mot de passe est donc une cible comme une autre.

Ce qui protège réellement :

  • une copie impossible à modifier ou à effacer pendant une durée définie, même avec un compte administrateur ;
  • des comptes séparés pour la sauvegarde, qui ne servent à rien d’autre ;
  • un historique suffisant : une attaque peut rester silencieuse plusieurs jours avant d’être visible, et il faut pouvoir revenir à une version d’avant.

C’est aussi pour cela que la sauvegarde ne se pense pas sans le reste de la sécurité : les cinq mesures qui protègent vraiment une PME réduisent le risque de devoir s’en servir.

Une sauvegarde qu’on n’a jamais restaurée n’existe pas

C’est le point le plus négligé, et celui qui fait le plus de dégâts. Une sauvegarde peut afficher « réussie » tous les soirs pendant des mois et se révéler inutilisable le jour où on en a besoin : mauvais dossier sélectionné, base de données copiée en cours d’écriture, support saturé depuis des semaines.

La seule vérification qui vaut quelque chose, c’est la restauration. Restaurer régulièrement un fichier, une boîte mail ou une machine complète sur un environnement de test, et noter combien de temps cela prend. Le jour d’un vrai problème, vous saurez que ça marche, et combien de temps il faudra.

NAS, cloud ou les deux ?

Pour la plupart de nos clients, la réponse est les deux :

  • Un NAS de sauvegarde sur place pour restaurer vite : un fichier en quelques minutes, une machine complète dans la journée.
  • Une copie externe, dans le cloud ou sur un second NAS installé ailleurs, pour le scénario du pire.

Le tout-cloud a ses limites dès que les volumes grossissent : restaurer plusieurs centaines de gigaoctets via une connexion internet de PME peut prendre des jours. Le tout-local, lui, ne survit pas à un sinistre dans les bureaux. Notre page stockage de données détaille les options côté matériel.

Cinq questions à vous poser aujourd’hui

  1. Si votre serveur ou votre NAS tombait en panne ce soir, combien de travail perdriez-vous ?
  2. Existe-t-il une copie de vos données hors de vos locaux ?
  3. Un rançongiciel qui chiffre votre réseau pourrait-il aussi atteindre vos sauvegardes ?
  4. Vos boîtes mail, OneDrive et SharePoint sont-ils sauvegardés en dehors de Microsoft ?
  5. À quand remonte la dernière restauration réussie, et qui l’a faite ?

Si vous hésitez sur deux réponses ou plus, votre sauvegarde mérite un contrôle.

Un regard extérieur

Nous mettons en place et surveillons les sauvegardes de PME et d’indépendants à Waremme, à Hannut, à Oreye et dans toute la province de Liège : NAS sur place, copie externe, sauvegarde de Microsoft 365 et tests de restauration réguliers. Découvrez notre offre sauvegarde et sécurité informatique, ou contactez-nous pour faire le point sur votre installation.